terça-feira, 19 de setembro de 2017

"40 million in modern slavery and 152 million in child labour around the world #Achieve87"


New research developed jointly by the International Labour Organization (ILO) and the Walk Free Foundation, in partnership with the International Organization for Migration (IOM) has revealed the true scale of modern slavery around the world. The data, released during the United Nations General Assembly, shows that more than 40 million people around the world were victims of modern slavery in 2016. The ILO have also released a companion estimate of child labour, which confirms that about 152 million children, aged between 5 and 17, were subject to child labour.

Consulte os relatórios:


Assim vai a Europa! - "Corrupt Brazilian tycoon among applicants for Portugal's golden visas"; "Cyprus 'selling' EU citizenship to super rich of Russia and Ukraine"

(Este artigo também pode ser lido no jornal Expresso)

Filme recomendado - "Detroit"



Realização de Kathryn Bigelow

domingo, 17 de setembro de 2017

"Soneto de amor" - José Régio (17/09/1901)


Não me peças palavras, nem baladas,
Nem expressões, nem alma... Abre-me o seio,
Deixa cair as pálpebras pesadas,
E entre os seios me apertes sem receio.

Na tua boca sob a minha, ao meio,
Nossas línguas se busquem, desvairadas...
E que os meus flancos nus vibrem no enleio
Das tuas pernas ágeis e delgadas.

E em duas bocas uma língua..., — unidos,
Nós trocaremos beijos e gemidos,
Sentindo o nosso sangue misturar-se.

Depois... — abre os teus olhos, minha amada!
Enterra-os bem nos meus; não digas nada...
Deixa a Vida exprimir-se sem disfarce!

Livro recomendado - "Contos Completos I"


Lettre d’Albert Camus à René Char


Albert Camus restera comme une figure singulière dans la culture et l’histoire : immense écrivain, penseur à la fois engagé et en rupture avec son époque et, fait rare, homme d’exception, à la hauteur d’une œuvre lumineuse et nécessaire. Son chemin aura croisé l’aventure d’un autre homme d’exception, René Char, poète sibyllin et résistant.


Cher René,

Je suis en Normandie avec mes enfants, près de Paris en somme, et encore plus près de vous par le cœur. Le temps ne sépare, il n’est lâche que pour les séparés — Sinon, il est fleuve, qui porte, du même mouvement. Nous nous ressemblons beaucoup et je sais qu’il arrive qu’on ait envie de « disparaître », de n’être rien en somme. Mais vous disparaîtriez pendant dix ans que vous retrouveriez en moi la même amitié, aussi jeune qu’il y a des années quand je vous ai découvert en même temps que votre œuvre. Et je ne sais pourquoi, j’ai le sentiment qu’il en est de même pour vous, à mon égard. Quoi qu’il en soit, je voudrais que vous vous sentiez toujours libre et d’une liberté confiante, avec moi.

Plus je vieillis et plus je trouve qu’on ne peut vivre qu’avec les êtres qui vous libèrent, qui vous aiment d’une affection aussi légère à porter que forte à éprouver. La vie d’aujourd’hui est trop dure, trop amère, trop anémiante, pour qu’on subisse encore de nouvelles servitudes, venues de qui on aime. À la fin, on mourrait de chagrin, littéralement. Et il faut que nous vivions, que nous trouvions les mots, l’élan, la réflexion qui fondent une joie, la joie. Mais c’est ainsi que je suis votre ami, j’aime votre bonheur, votre liberté, votre aventure en un mot, et je voudrais être pour vous le compagnon dont on est sûr, toujours.

Je rentre dans une semaine. Je n’ai rien fait pendant cet été, sur lequel je comptais, beaucoup, pourtant. Et cette stérilité, cette insensibilité subite et durable m’affectent beaucoup. Si vous êtes libre à la fin de la semaine prochaine (jeudi ou vendredi, le temps de me retourner) déjeunons ou dînons. Un mot dans ma boîte et ce sera convenu. Je me réjouis du fond du cœur, de vous revoir.

Votre ami

Albert Camus

quarta-feira, 13 de setembro de 2017

"The Most Influential Images of All Time" - 17: Cindy Sherman


Untitled Film Still #21 - Cindy Sherman

Since she burst onto the art scene in the late 1970s, Cindy Sherman the person has always been obscured by Cindy Sherman the subject. Through inventive, deliberately confusing self-portraits taken in familiar but artificial circumstances, Sherman introduced photography as postmodern performance art. From her Untitled Film Stillsseries, #21 (“City Girl”) calls to mind a frame from a B movie or an opening scene from a long-since-canceled television show. Yet the images are entirely Sherman’s creations, placing the viewer in the role of unwitting voyeur. Rather than capture real life in the click of a shutter, Sherman uses photography as an artistic tool to deceive and captivate. Her images have become some of the most valuable photographs ever produced. By manipulating viewers and recasting her own identity, Sherman carved out a new place for photography in fine art. And she showed that even photography allows people to be something they’re not.

"Don’t look away" - Jeremy Adelman


Photography came of age amid the wars and atrocities, as well as the humanitarian aspirations, of the modern world

segunda-feira, 4 de setembro de 2017

"The Most Influential Images of All Time" - 16: Alberto Korda


Guerillero heroico - Alberto Korda

The day before Alberto Korda took his iconic photograph of Cuban revolutionary Che Guevara, a ship had exploded in Havana Harbor, killing the crew and dozens of dockworkers. Covering the funeral for the newspaper Revolución, Korda focused on Fidel Castro, who in a fiery oration accused the U.S. of causing the explosion. The two frames he shot of Castro’s young ally were a seeming afterthought, and they went unpublished by the newspaper. But after Guevara was killed leading a guerrilla movement in Bolivia nearly seven years later, the Cuban regime embraced him as a martyr for the movement, and Korda’s image of the beret-clad revolutionary soon became its most enduring symbol. In short order, Guerrillero Heroico was appropriated by artists, causes and admen around the world, appearing on everything from protest art to underwear to soft drinks. It has become the cultural shorthand for rebellion and one of the most recognizable and reproduced images of all time, with its influence long since transcending its steely-eyed subject.

"China Tells Women to ‘Go Home and Live Well’" - Sophie Richardson


Beijing Urging Women to Quit Their Jobs, Focus on Family

domingo, 27 de agosto de 2017

GMOs revealed - 1


Dernière lettre de Nietzsche à Jacob Burckhardt


Friedrich Wilhelm Nietzsche (15 octobre 1844 – 25 août 1900), l’un des philosophes les plus décapants et influents du XIXe siècle, critique acharné du christianisme, eut une fin de vie terrifiante. Le 3 janvier 1889, il est pris d’une crise de démence à Turin et il ne recouvrera dès lors jamais son esprit : partiellement paralysé, il ne reconnaît plus ni amis ni famille. Transporté dans une clinique à Bâle, il écrit sa dernière lettre attestant de la folie qui l’assiège : se prenant tour à tout pour Dieu puis pour le père d’une prostituée assassinée par un meurtrier. L’esprit de Nietzsche, l’un des plus grands, est définitivement à la dérive.

Cher Monsieur le Professeur,

Finalement, j’aimerais bien mieux être professeur à Bâle que Dieu ; mais je n’ai pas osé pousser si loin mon égoïsme privé que, pour lui, je renonce à la création du monde. Voyez-vous, on doit faire des sacrifices quels que soient la manière et le lieu où l’on vive. – Pourtant, je me suis réservé une petite chambre d’étudiant, qui fait face au Palazzo Carignano ( – dans laquel je suis né en tant que Vittorio Emanuele), et qui, de surcroît, me permet d’entendre la superbe musique en dessous de moi, dans la Galleria Subalpina, de ma table de travail. Je paye 25 frs., service compris, je m’occupe de moi-même de mon thé et de tous les achats, souffre de mes bottes déchirées, et remercie à chaque instant le ciel pour ce vieux monde, pour lequel les hommes n’ont pas été assez simples et silencieux. – Comme je suis condamné à distraire la prochaine éternité par des mauvaises plaisanteries, et bien j’ai ici une paperasse, qui ne laisse vraiment rien à désirer, très jolie et pas du tout rébarbative. La poste est à cinq pas d’ici, c’est là que je dépose moi-même les lettres, pour donner dans le feuilletoniste du grande monde. Je suis naturellement en relations étroites avec Le Figaro, et afin que vous puissiez entrevoir à quel point je peux être innocent, écoutez donc mes deux premières mauvaises plaisanteries :

Ne jugez pas trop sévèrement le cas Prado. Je suis Prado, je suis aussi le père de Prado, j’ose dire que je suis aussi Lesseps… Je voudrais donner à mes Parisiens que j’affectionne un nouveau concept – celui d’un criminel convenable. Je suis aussi Chambige – un criminel convenable lui aussi.

Seconde plaisanterie. Je salue les Immortels Monsieur Daudet fait partie des quarante.

Ce qui est désagréable et dérange ma modestie, c’est, qu’au fond, je suis chaque nom de l’histoire ; il en va également ainsi avec les enfants que j’ai mis au monde, j’examine avec une certaine méfiance, si tous ceux qui parviennent dans le « royaume de Dieu », ne proviennent pas non plus de Dieu. Cet automne, aussi légèrement vêtu que possible, j’ai assisté deux fois à mon enterrement, tout d’abord en tant que conte Robilant ( – non, c’était mon fils, dans la mesure où je suis Carlo Alberto, ma nature foncière), mais j’étais moi-même Antonelli. Cher Monsieur le Professeur, vous devrez voir cet ouvrage ; vu que je suis complètement inexpérimenté dans les choses que je crée, c’est à vous qu’échoit toute critique, j’en suis reconnaissant, sans pouvoir promettre d’en tirer profit. Nous les artistes sommes inenseignables. – Aujourd’hui j’ai vu mon opérette – géniale-mauresque -, à cette occasion également constaté avec plaisir, qu’aujourd’hui Moscou tout comme Rome sont des choses grandioses.

Voyez-vous, pour le paysage également, on ne conteste pas mon talent.

– Réflechissez, faisons-nous un beau, bellissime, brin de causette, Turin n’est pas loin, aucune obligation professionnelle très sérieuse en vue, il faudrait se procurer un verre de Veltliner. Négligé de la tenue exigée.

Avec ma plus sincère affection, votre

Nietzsche

terça-feira, 15 de agosto de 2017

North Korea - World report 2017 Human Rights Watch


North Korea remains one of the most repressive authoritarian states in the world, ruled for seven decades by the Kim family and the Worker’s Party of Korea. During his fifth year in power, Kim Jong-Un continued to generate fearful obedience by using public executions, arbitrary detention, and forced labor; tightening travel restrictions to prevent North Koreans from escaping and seeking refuge overseas; and systematically persecuting those with religious contacts inside and outside the country.

"The Most Influential Images of All Time" - 15: William Anders


Earthrise - William Anders, NASA

It’s never easy to identify the moment a hinge turns in history. When it comes to humanity’s first true grasp of the beauty, fragility and loneliness of our world, however, we know the precise instant. It was on December 24, 1968, exactly 75 hours, 48 minutes and 41 seconds after the Apollo 8 spacecraft lifted off from Cape Canaveral en route to becoming the first manned mission to orbit the moon. Astronauts Frank Borman, Jim Lovell and Bill Anders entered lunar orbit on Christmas Eve of what had been a bloody, war-torn year for America. At the beginning of the fourth of 10 orbits, their spacecraft was emerging from the far side of the moon when a view of the blue-white planet filled one of the hatch windows. “Oh, my God! Look at that picture over there! Here’s the Earth coming up. Wow, is that pretty!” Anders exclaimed. He snapped a picture—in black and white. Lovell scrambled to find a color canister. “Well, I think we missed it,” Anders said. Lovell looked through windows three and four. “Hey, I got it right here!” he exclaimed. A weightless Anders shot to where Lovell was floating and fired his Hasselblad. “You got it?” Lovell asked. “Yep,” Anders answered. The image—our first full-color view of our planet from off of it—helped to launch the environmental movement. And, just as important, it helped human beings recognize that in a cold and punishing cosmos, we’ve got it pretty good.

Portugal na imprensa estrangeira - "Tagus river at risk of drying up completely"


Climate change, dams and diversion bring Iberian peninsula’s longest river, on which millions depend, to brink of collapse

domingo, 13 de agosto de 2017

Lettre de Rainer Maria Rilke à Lou Andreas-Salomé


En 1900, le poète Rainer Maria Rilke découvre le travail du sculpteur Auguste Rodin. Trois ans plus tard, il publiera un essai sur le travail de l’artiste, jusqu’à devenir, en 1905, son secrétaire particulier à Paris. Dans cette lettre à sa muse Lou Andreas-Salomé, il lui témoigne la façon dont Rodin inspire sa démarche créative, et livre par-là sa propre réflexion esthétique.

[…] J’aimerais d’une façon ou d’une autre me retirer plus profondément en moi-même, dans le cloître qui est en moi et où sont accrochées les grandes cloches. J’aimerais oublier tout le monde, ma femme et mon enfant, et tous les noms, toutes les relations, tous les moments partagés et tous les espoirs liés à d’autres êtres. Mais à quoi me servirait de partir très loin de tout puisqu’il y a partout des voix et nulle part un refuge tranquille, protégé par une calme bonté, qui m’accueillerait. Nul endroit où le mesquin soit moins envahissant et moins pesant. Si j’allais au désert, le soleil et la faim me tueraient ; car les oiseaux ont cessé de voler vers les solitaires : ils jettent leur pain au milieu de la foule qui se le dispute…

C’est pourquoi il est si terriblement nécessaire pour moi de trouver l’outil de mon art, le marteau, mon marteau, afin qu’il devienne le maître et couvre tous les bruits. Il doit bien y avoir aussi un métier à la base de cet art, un travail fidèle, quotidien, faisant feu de tout bois, cela doit bien être possible là aussi ! Oh, si je pouvais avoir des jours ouvrés, Lou, si la cavité la plus secrète de mon coeur pouvait être un atelier, une cellule et un refuge pour moi ; si tout ce qu’il y a de monacal en moi pouvait fonder un cloître destiné à mon travail et à ma méditation. Si je pouvais ne plus rien perdre et tout disposer autour de moi selon le degré de parenté et d’importance. Si je pouvais ressusciter, Lou ! Car je suis éparpillé comme un mort dans une vieille tombe…

D’une manière ou d’une autre, il faut que je découvre moi aussi le plus petit élément, la cellule de mon art, le moyen tangible et immatériel de tout décrire. Alors, la conscience claire et forte de l’énorme travail qui m’attendrait me forcerait à m’y atteler ; j’aurais tellement à faire qu’un jour ouvré ressemblerait au suivant, et mon travail serait toujours réussi car, bien que commençant par des choses réalisables et modestes, il serait d’emblée dans le grand. Tout serait soudain très loin, perturbations et voix, même l’hostile s’intégrerait au travail, de même que les bruits entrent dans le rêve et le font glisser insensiblement vers l’inattendu. Le sujet perdrait encore en importance et en poids, et il ne serait plus que prétexte ; mais c’est justement cette apparente indifférence à son égard qui me donnerait la capacité de donner forme à tous les sujets, de modeler et de trouver des prétextes à tout avec les moyens convenables et non prémédités. […]

Je ne peux m’empêcher d’être hostile à tout héritage, et ce que j’ai acquis est si mince ; je n’ai pour ainsi dire aucune culture. Mes tentatives sans cesse renouvelées pour commencer des études ont lamentablement avorté ; en raison d’éléments extérieurs et de l’étrange sentiment qui me prenait chaque fois par surprise : c’était comme si je devais revenir d’un savoir inné par un chemin ardu qui y retourne après moult tours et détours. Peut-être étaient-elles trop abstraites, les sciences auxquelles je me suis essayé, et peut-être que d’autres révéleraient de nouvelles choses… ? Mais pour tout cela il me manque les livres, et pour les livres, les guides. Toujours est-il que je souffre souvent de savoir si peu de choses ; ou seulement, peut-être, d’en savoir si peu sur les fleurs, sur les bêtes et sur les phénomènes simples d’où la vie s’élève comme une chanson populaire. C’est pourquoi je me promets toujours de mieux regarder, de mieux observer, d’aborder les petites choses que j’ai souvent négligées avec plus de patience, plus de concentration, comme autant de spectacles. C’est dans les choses insignifiantes que les lois circulent le plus ingénument, car elles se croient à l’abri des regards, seules avec les choses. La loi est grande dans les petites choses, elle en surgit et en jaillit de toutes parts. Si je pouvais apprendre à regarder jour après jour, alors le travail quotidien, auquel j’aspire de manière indicible, ne serait plus très éloigné…

Sois indulgente avec moi, Lou. Tu dois trouver que je suis beaucoup trop vieux pour être autorisé à être jeune de façon aussi tâtonnante ; mais tu sais que devant toi je suis un enfant, je ne le cache pas, et je te parle comme les enfants parlent dans la nuit : le visage enfoui contre toi, les yeux fermés, sentant ta proximité, ta protection, ta présence :

Rainer.

Portugal na imprensa estrangeira - "Portugal Forest Fires Worsen, Fed by Poor Choices and Inaction" - Raphael Minder


When Portugal’s deadliest wildfire killed more than 60 people in June not far from the hamlet where Daniel Muralha lives, it was just the pensioner’s latest brush with death.

"In Russia, sociology isn’t just about figures" & "Dissent in Russia: a festival of disobedience?" - Lev Gudov


Is solidarity possible in Russia? How has the relationship between Russia’s government and its citizens panned out in the last few years? An interview with one of Russia’s leading sociologists.

What kind of freedom do the latest wave of protesters want? Has a new kind of Russian emerged since the collapse of the USSR? The conclusion of our interview with one of Russia’s leading sociologists.