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domingo, 22 de outubro de 2017

Lettre de Camille Claudel à Auguste Rodin


Camille Claudel (8 décembre 1864 – 19 octobre 1943) figure aujourd’hui parmi les femmes artistes les plus célèbres, grâce à une oeuvre aussi puissante que subtilement sensible. Cette lettre envoyée à Auguste Rodin fait figurer l’une des phrases les plus célèbres de la sculptrice ; phrase qui se retrouvera plus tard inscrite sur sa pierre tombale, dessinant le portrait d’une artiste engagée dans son art et qui reste encore, à bien des égards, incomprise.


Cher ami,

Je suis bien fâchée d’apprendre que vous êtes encore malade. Je suis sûre que vous avez encore fait des excès de nourriture dans vos maudits dîners, avec le maudit monde que je déteste, qui vous prend votre santé et qui ne vous rend rien. Mais je ne veux rien dire car je sais que je suis impuissante à vous préserver du mal que je vois.

Comment faites-vous pour travailler à la maquette de votre figure sans modèle ? Dites-le moi, j’en suis très inquiète. Vous me reprochez de ne pas vous écrire assez long. Mais vous-même vous m’envoyez quelques lignes banales et indifférentes qui ne m’amusent pas.

Vous pensez bien que je ne suis pas très gaie ici ; il me semble que je suis loin de vous ! et que je vous suis complètement étrangère. Il y a toujours quelque chose d’absent qui me tourmente.

Je vous raconterai mieux ce que j’ai fait quand je vous verrai. Je vais jeudi prochain chez Miss Faucett, je vous écrirai le jour de mon départ d’Angleterre. D’ici là, je vous en prie, travaillez, gardez tout le plaisir pour moi. Je vous embrasse.

terça-feira, 9 de agosto de 2016

Lettre de Camille Claudel à son frère Paul


Si on se souvient de la tumultueuse sculptrice Camille Claudel (1864-1943), c’est pour son œuvre d’une grande puissance expressive, pour sa relation passionnelle avec Auguste Rodin, et pour les conditions désastreuses de son internement psychiatrique. Diagnostiquée d’une démence paranoïde en 1913, elle finira ses jours en asile, contrainte à l’enfermement, isolée de son art et des siens. Dans cette lettre écrite deux ans plus tard et adressée à son frère, elle déplore son isolement et l’ignorance et l’indifférence de sa famille alors qu’elle demande un transfert à Sainte-Anne.

Mon cher Paul,

J’ai écrit plusieurs fois à Maman, à Paris, à Villeneuve sans pouvoir obtenir un mot de réponse.

Toi-même, tu es venu me voir à la fin de mai et je t’avais fait promettre de t’occuper de moi et de ne pas me laisser dans un pareil abandon.

Comment se fait-il que depuis ce moment tu ne m’aies pas écrit une seule fois et que tu ne sois pas revenu me voir. Crois-tu que ce soit amusant pour moi de passer ainsi des mois, des années sans aucune nouvelle, sans aucun espoir !

D’où vient une pareille férocité ? Comment s’y prend-on pour vous détourner de cette façon ? Je voudrais bien le savoir.

J’ai écrit à Maman pour lui demander de me faire transférer à Sainte-Anne à Paris, ce qui m’offrirait l’avantage d’être plus près de vous et de pouvoir m’expliquer clairement avec vous sur les différents points qui restent à éclaircir. De plus ce serait une occasion pour vous de faire encore des économies puisqu’on peut entrer à Sainte-Anne pour 90F par mois. Je ne dis pas qu’à ce prix, ce serait le paradis, loin de là mais depuis que j’ai quitté mon atelier du Quai Bourbon je suis habituée à tout. On m’enverrait en Sibérie que rien ne m’étonnerait.

A vrai dire, j’aimerais mieux rentrer dans la vie civile et oublier toutes ces aventures.

Tu peux dire à Maman qui, si c’est qu’elle a peur que je ne réclame les biens de Villeneuve, je n’ai pas cette intention-là ; je préfèrerais faire une donation à Jacques de tout ce qui me revient et passer le reste de ma vie tranquille.

J’aimerais mieux même n’avoir qu’une place de bonne que continuer à vivre ainsi. As-tu fait attention qu’elles ne tombent pas entre les mains du gredin qui n’a fait ce joli coup que pour pouvoir s’en emparer ? Il en a eu une peur de me voir revenir avant qu’il ait eu le temps de mettre la main dessus…

C’est pour cela qu’il retarde toujours le plus possible ma sortie ; il cherche à gagner du temps et dans l’intervalle il arrivera toutes sortes de choses sur lesquelles vous ne comptez pas. Vous serez punis de votre apathie ; je prends bien garde à toi.

J’attends une lettre de toi prochainement.

Mes amitiés à ta femme et à tes enfants.

C.C.

terça-feira, 8 de dezembro de 2015

Camille Claudel - 08/12/1864


Si on se souvient de la tumultueuse sculptrice Camille Claudel (1864-1943), c’est pour sa relation passionnelle avec Auguste Rodin, pour son frère — le poète Paul Claudel, pour les conditions désastreuses de son internement psychiatrique, mais surtout pour son œuvre d’une grande puissance expressive. Dans cette lettre adressée à son amie Florence Jeans, la jeune femme alors âgée de 23 ans répond au fameux questionnaire qui deviendra celui dit « de Proust », distillant des réponses grinçantes et affirmées qui dénotent de ce caractère bien trempé qu’on lui a toujours prêté.


Ma vertu préférée.
Je n’en ai pas : elles sont toutes ennuyeuses.

La qualité que je préfère chez un homme.
D’obéir à sa femme.

La qualité que je préfère chez une femme.
De bien faire enrager son mari.

Mon occupation préférée.
De ne rien faire.

Mes principales caractéristiques.
Le caprice et l’inconstance.

Mon rêve de bonheur.
D’épouser le général Boulanger.

Quel serait mon plus grand malheur ?
D’être mère de nombreux enfants.

La couleur et la fleur que je préfère.
La couleur qui change le plus et la fleur qui ne change pas.

Ce que je voudrais être.
Un cheval de fiacre à Paris.

Le pays où je désirerais vivre.
Dans le coeur de monsieur Wilson.

Mon auteur favori en prose.
Monsieur Pellerin auteur des célèbres images.

Mon poète préféré.
Celui qui ne fait pas de vers.

Mon peintre et compositeur préféré.
Moi-Même.

Mes héros dans la vie réelle.
Pranzini ou Tropmann (au choix).

Mes héroïnes dans la vie réelle.
Louise Michel.

Mes héros dans la fiction.
Richard III.

Mes héroïnes dans la fiction.
Lady Macbeth.

Mes plat et boisson préférés.
De la cuisine de Merlatti (l’amour et l’eau fraîche).

Mes noms favoris.
Abdonide, Joséphyr, Alphée, Boulang.

Les animaux de compagnie que je déteste.
Les bonnes, les cochers et les modèles.

Les personnages historiques que j’aime le moins.
Ils sont tous désagréables.

État d’esprit actuel.
Il est trop difficile de le dire.

Fautes qui m’inspirent le plus d’indulgence.
Je tolère tous mes défauts mais pas du tout ceux des autres.

Ma devise.
Un « tiens » vaut mieux que deux « tu l’auras »

Cam. Claudel

16 Mai 1888

segunda-feira, 21 de janeiro de 2013

Mandela por Marco Cianfanelli


South african artist Marco Cianfanelli has constructed a monument to recognize the 50 year anniversary of peace activist and politician nelson mandela's capture by the apartheid police in 1962. mandela's profile spans 50 steel columns measuring 21.32 and 29.52 feet (6.5 and 9 meters) high, each anchored to the concrete-covered ground. the shape and form of the sculpture are representative of the leader's 27 years behind bars for his efforts to bring equal rights and governmental representation to the once racially divided nation. the statue of the nobel prize winner has been erected in howick, a town located 56 miles(90 kilometers) south from the city of durban in the countryside of the southernmost african country.

terça-feira, 25 de agosto de 2009

"Encompassing the Globe. Portugal e o Mundo nos séculos XVI e XVII"

WASHINGTON, 2007, June 22 - A little-known fact: A version of the Internet was invented in Portugal 500 years ago by a bunch of sailors with names like Pedro, Vasco and Bartolomeu. The technology was crude. Links were unstable. Response time was glacial. (A message sent on their network might take a year to land.)

Encompassing the Globe. Portugal e o Mundo nos séculos XVI e XVII

Uma viagem extraordinária sobre Portugal e os Descobrimentos - A não perder!