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terça-feira, 17 de julho de 2018

Para um homem bom



Pedra filosofal

Eles não sabem que o sonho
é uma constante da vida
tão concreta e definida
como outra coisa qualquer,

como esta pedra cinzenta
em que me sento e descanso,
como este ribeiro manso
em serenos sobressaltos,
como estes pinheiros altos
que em verde e oiro se agitam,
como estas aves que gritam
em bebedeiras de azul.

Eles não sabem que o sonho
é vinho, é espuma, é fermento,
bichinho alacre e sedento,
de focinho pontiagudo,
que fossa através de tudo
num perpétuo movimento.

Eles não sabem que o sonho
é tela, é cor, é pincel,
base, fuste, capitel,
arco em ogiva, vitral,
pináculo de catedral,
contraponto, sinfonia,
máscara grega, magia,
que é retorta de alquimista,
mapa do mundo distante,
rosa-dos-ventos, Infante,
caravela quinhentista,
que é Cabo da Boa Esperança,
ouro, canela, marfim,
florete de espadachim,
bastidor, passo de dança,
Colombina e Arlequim,
passarola voadora,
pára-raios, locomotiva,
barco de proa festiva,
alto-forno, geradora,
cisão do átomo, radar,
ultra-som, televisão,
desembarque em foguetão
na superfície lunar.

Eles não sabem, nem sonham,
que o sonho comanda a vida.
Que sempre que um homem sonha
o mundo pula e avança
como bola colorida
entre as mãos de uma criança.


ATÉ SEMPRE JOÃO!

quarta-feira, 4 de abril de 2018

Hoje é dia de muita gente - Martin Luther King


Martin Luther King

Hoje é dia de muita gente - Salgueiro Maia



Ficaste na pureza inicial
do gesto que liberta e se desprende.
Havia em ti o símbolo e o sinal
havia em ti o herói que não se rende.

Outros jogaram o jogo viciado
para ti nem poder nem sua regra.
Conquistador do sonho inconquistado
havia em ti o herói que não se integra.

Por isso ficarás como quem vem
dar outro rosto ao rosto da cidade.
Diz-se o teu nome e sais de Santarém
trazendo a espada e a flor da liberdade.

domingo, 2 de julho de 2017

Lettre de Simone Veil à l’Académie Française


Simone Veil, rescapée de la Shoah, est une femme politique connue pour avoir fait adopter la « Loi Veil », qui dépénalise l’IVG. Elle s’est éteinte aujourd’hui à l’âge de 89 ans. Voici la lettre qu’elle adressa à l’Académie française en 2005, appelant à l’éveil des consciences des jeunes du XXIe siècle, notamment sur l’importance de la transmission de la mémoire de la Shoah et les dangers de la banalisation et du relativisme.

Les rescapés d’Auschwitz ne sont plus qu’une poignée. Bientôt, notre mémoire ne reposera plus que sur nos familles, sur l’Etat, mais aussi sur les institutions qui en ont fait leur mission, notamment celles en charge des lieux où vous vous trouvez aujourd’hui. Elle sera aussi la source d’inspiration d’artistes et d’auteurs, comme un objet qui nous échappe pour le meilleur et pour le pire. Notre mémoire, surtout, doit être intégrée et conciliée avec l’enseignement de l’histoire à l’école, faisant des élèves comme des professeurs des relais essentiels de cette nécessaire transmission.

Il vous appartiendra de faire vivre ou non notre souvenir, de rapporter nos paroles, le nom de nos camarades disparus. Notre terrible expérience aussi de la barbarie poussée à son paroxysme, flattant les instincts les plus primaires de l’homme comme les ressorts d’une modernité cruelle.

L’humanité est un vernis fragile, mais ce vernis existe. En parlant de ce monde à part que fut celui des camps et de la tourmente dans laquelle les Juifs furent emportés, nous vous disons cette abomination, mais nous témoignons aussi sur les raisons de ne pas désespérer. D’abord, pour certains d’entre-nous, il y eut ceux qui nous aidèrent pendant la guerre, par des gestes parfois simples parfois périlleux, qui contribuèrent à notre survie. Il y eut la camaraderie entre détenus, certes pas systématique, dont les effets furent ô combien salutaires. Et puis, pour cette infime minorité qui regagna la France en 1945, la vie a été la plus forte ; elle a repris avec ses joies et ses douleurs.

Puissent nos rires résonner en vous comme notre peine immense.

Notre héritage est là, entre vos mains, dans votre réflexion et dans votre cœur, dans votre intelligence et votre sensibilité.

Il vous appartient que la vigilance ne soit pas un vain mot, un appel qui résonne dans le vide de consciences endormies. Si la Shoah constitue un phénomène unique dans l’histoire de l’humanité, le poison du racisme, de l’antisémitisme, du rejet de l’autre, de la haine ne sont l’apanage d’aucune époque, d’aucune culture, ni d’aucun peuple. Ils menacent à des degrés divers et sous des formes variées, au quotidien, partout et toujours, dans le siècle passé comme dans celui qui s’ouvre. Ce monde là est le vôtre. Les cendres d’Auschwitz lui servent de terreau.

Pourtant, votre responsabilité est de ne pas céder aux amalgames, à toutes les confusions. La souffrance est intolérable ; toutes les situations ne se valent pourtant pas. Sachez faire preuve de discernement, alors que le temps nous éloigne toujours plus de ces événements, faisant de la banalisation un mal peut-être plus dangereux encore que la négation. L’enseignement de la Shoah n’est pas non plus un vaccin contre l’antisémitisme, ni les dérives totalitaires, mais il peut aider à forger la conscience de chacun et chacune d’entre-vous. Il doit vous faire réfléchir sur ce que furent les mécanismes et les conséquences de cette histoire dramatique. Notre témoignage existe pour vous appeler à incarner et à défendre ces valeurs démocratiques qui puisent leurs racines dans le respect absolu de la dignité humaine, notre legs le plus précieux à vous, jeunesse du XXIe siècle.

Simone Veil

terça-feira, 1 de novembro de 2016

Lettre de Napoléon à Joséphine de Beauharnais


Le 15 août 1769, naissait le futur Empereur de France, Napoléon Bonaparte. Jeune général de brigade pendant la Révolution Française, il rencontre Joséphine de Beauharnais : commence alors une grande correspondance amoureuse. Le génie militaire, le despote que craignait toute l’Europe y apparaît sous un jour inconnu, tendre et sentimental, aussi hardi qu’absolu : Napoléon l’amoureux.

Joséphine, tu devais partir le 5 de Paris ; tu devais partir, le 11 ; tu n’étais pas partie, le 12… Mon âme s’était ouverte à la joie ; elle est remplie de douleur. Tous les courriers arrivent sans m’apporter de tes lettres… Quand tu m’écris, le peu de mots, le style n’est jamais d’un sentiment profond.
Tu m’as aimé par un léger caprice ; tu sens déjà combien il serait ridicule qu’il arrête ton cœur. Il me paraît que tu as fait ton choix et que tu sais à qui t’adresser pour me remplacer. Je te souhaite bonheur, si l’inconstance peut en obtenir ; je ne dis pas la perfidie… Tu n’as jamais aimé… J’avais pressé mes opérations ; je te calculais, le 13, à Milan, et tu es encore à Paris. Je rentre dans mon âme ; j’étouffe un sentiment indigne de moi ; et si la gloire ne suffit pas à mon bonheur, elle fournit l’élément de la mort et de l’immortalité… Quant à toi, que mon souvenir ne te soit pas odieux. Mon malheur est de t’avoir peu connue ; le tien, de m’avoir jugé comme les hommes qui t’environnent. Mon cœur ne sentit jamais rien de médiocre… il s’était défendu de l’amour ; tu lui as inspiré une passion sans bornes, une ivresse qui le dégrade. Ta pensée était dans mon âme avant celle de la nature entière ; ton caprice était pour moi une loi sacrée ; pouvoir te voir était mon souverain bonheur ; tu es belle, gracieuse ; ton âme douce et céleste se peint sur ta physionomie. J’adorais tout en toi ; plus naïve, plus jeune, je t’eusse aimée moins.

Tout me plaisait, jusqu’au souvenir de tes erreurs et de la scène affligeante qui précéda de quinze jours notre mariage ; la vertu était pour moi ce que tu faisais ; l’honneur, ce qui te plaisait ; la gloire n’avait d’attrait dans mon cœur que parce qu’elle t’était agréable et flattait ton amour-propre. Ton portrait était toujours sur mon cœur ; jamais une pensée sans le voir et le couvrir de baisers. Toi, tu as laissé mon portrait six mois sans le retirer ; rien ne m’a échappé. Si je continuais, je t’aimerais seul, et de tous les rôles, c’est le seul que je ne puis adopter. Joséphine, tu eusses fait le bonheur d’un homme moins bizarre. Tu as fait mon malheur, je t’en préviens. Je le sentis lorsque mon âme s’engageait, lorsque la tienne gagnait journellement un empire sans bornes et asservissait tous mes sens. Cruelle !!! Pourquoi m’avoir fait espérer un sentiment que tu n’éprouvais pas !!!
Mais le reproche n’est pas digne de moi. Je n’ai jamais cru au bonheur. Tous les jours, la mort voltige autour de moi… La vie vaut-elle la peine de faire tant de bruit !!! Adieu, Joséphine, reste à Paris, ne m’écris plus, et respecte au moins mon asile. Mille poignards déchirent mon cœur ; ne les enfonce pas davantage. Adieu, mon bonheur, ma vie, tout ce qui existait pour moi sur la terre.

B…

segunda-feira, 11 de janeiro de 2016

António Monteiro Cardoso - Até Sempre!


Conheci o António há cerca de16 anos.

Desde aí tive, felizmente, um contacto assíduo com ele e pude conhecê-lo melhor.

António Monteiro Cardoso foi um historiador apaixonado e escreveu livros determinantes para a historiagrafia do século XIX: A Guerrilha do Remexido e A Revolução Liberal em Trás-os-Montes, (1820-1834) são, de acordo com os conhecedores, imprescindíveis.

Mas o António foi mais. Curioso, determinado, escreveu Timor na 2.ª Guerra Mundial — O Diário do Tenente Pires que também passou a ser uma referência para o estudo do papel dos timorenses na última guerra.

Autor ainda de um livro de ficção, Boas Fadas que te Fadem, a sua imaginação voava por tudo o que gostava.

Autor de diversos artigos de história e opinião, o António foi um homem de cultura brilhante.

Para além de intelectual de grande envergadura, era um homem muito generoso, com um humor acutilante, divertido e um grande contador de histórias; ouvi-lo era aliciante.

Foi também um lutador como ficou provado pela luta exemplar que travou nos últimos anos contra a doença que o levou. Adorava a vida.

Partilhei com ele grandes momentos.

Mas, acima de tudo, foi um Amigo. Um grande Amigo.

Vou ter muitas saudades dele.

quinta-feira, 26 de novembro de 2015

Até Sempre Bia! Para mim estarás sempre viva!


Não! A Bia não morreu.

Beatriz da Conceição ficará para sempre na história do Fado e na minha vida. Tive o privilégio de a conhecer pessoalmente e com ela vivi noites memoráveis.

A última entrevista que deu, em 2012 a Anabela Mota Ribeiro, é um Puro Grito que vale a pena ler para perceber quem é esta grande fadista.

Até Sempre querida Bia!



terça-feira, 30 de dezembro de 2014

"A Chronicler of Syria’s Conflict Returns to the Spotlight, Minus a Disguise"


MARY ATWAN, a trained nurse, has been a journalist in Syria since 2012, but only when she traveled to Italy this week to receive a prestigious award did the world learn her real name: Maisa Saleh.

It was also a first chance for the world outside a narrow circle in Syria to see a sample of her work, which in addition to meriting this year’s Anna Politkovskaya Award for investigative journalism has earned her an arrest, imprisonment and exile in just a few short years.

segunda-feira, 6 de outubro de 2014

"Los Refugiados de Barrancos" - "Sin embargo, gracias a la humanitaria intervención del teniente portugués António Augusto de Seixas, se crean dos campos de refugiados junto a la localidad de Barrancos para alojar y proteger a este grupo de españoles."


Septiembre de 1936. Los últimos pueblos republicanos situados junto a Portugal son conquistados por las tropas del general Franco. Al igual que en Badajoz y otras poblaciones, la represión que desatan es brutal. El apoyo del dictador portugués Salazar a los golpistas no hace aconsejable huir hacia Portugal, pero para muchos es su única salida. De esta manera, cientos de personas deciden cruzar la frontera perseguidos de cerca por los sublevados. El procedimiento habitual de las autoridades portuguesas es entregarlos a sus aliados franquistas, que proceden a fusilarlos sin tardanza. Sin embargo, gracias a la humanitaria intervención del teniente portugués António Augusto de Seixas, se crean dos campos de refugiados junto a la localidad de Barrancos para alojar y proteger a este grupo de españoles.
Dirección:
Ángel Hernández García, Antonio Navarro Millán, Fernando Ramos Mena, Paco Freire Magariños y Pedro J. Martín Millán.