quarta-feira, 22 de março de 2017

"The Most Influential Images of All Time" - 9: Eadweard Muybridge


The Horse in Motion - Eadweard Muybridge

When a horse trots or gallops, does it ever become fully airborne? This was the question photographer Eadweard Muybridge set out to answer in 1878. Railroad tycoon and former California governor Leland Stanford was convinced the answer was yes and commissioned Muybridge to provide proof. Muybridge developed a way to take photos with an exposure lasting a fraction of a second and, with reporters as witnesses, arranged 12 cameras along a track on Stanford’s estate.

As a horse sped by, it tripped wires connected to the cameras, which took 12 photos in rapid succession. Muybridge developed the images on site and, in the frames, revealed that a horse is completely aloft with its hooves tucked underneath it for a brief moment during a stride. The revelation, imperceptible to the naked eye but apparent through photography, marked a new purpose for the medium. It could capture truth through technology. Muybridge’s stop-motion technique was an early form of animation that helped pave the way for the motion-picture industry, born a short decade later.

"​Die Eden Projek: Black labour to build the white dream"


Black people will be allowed into the whites-only enclave of Die Eden Projek in the Eastern Cape. They will build the houses, till the land and prepare the food for the white families. And black women will help rear the children brought to this “safe haven” by threatened white people.

Dia Mundial da água


No Dia Mundial da água:

Cádmio, chumbo e muito fósforo poluem Tejo

Pelo Tejo Vai-se para o Mundo

O Tejo é mais belo que o rio que corre pela minha aldeia,
Mas o Tejo não é mais belo que o rio que corre pela minha aldeia
Porque o Tejo não é o rio que corre pela minha aldeia.
O Tejo tem grandes navios
E navega nele ainda,
Para aqueles que vêem em tudo o que lá não está,
A memória das naus.
O Tejo desce de Espanha
E o Tejo entra no mar em Portugal.
Toda a gente sabe isso.
Mas poucos sabem qual é o rio da minha aldeia
E para onde ele vai
E donde ele vem.
E por isso porque pertence a menos gente,
É mais livre e maior o rio da minha aldeia.
Pelo Tejo vai-se para o Mundo.
Para além do Tejo há a América
E a fortuna daqueles que a encontram.
Ninguém nunca pensou no que há para além
Do rio da minha aldeia.
O rio da minha aldeia não faz pensar em nada.
Quem está ao pé dele está só ao pé dele.

Alberto Caeiro

terça-feira, 21 de março de 2017

International Day of Forests


International Day for the Elimination of Racial Discrimination


2017 Theme: Racial profiling and incitement to hatred, including in the context of migration

Dia Mundial da Poesia - "ESTE ES EL PRÓLOGO"


Dejaría en este libro
toda mi alma.
Este libro que ha visto
conmigo los paisajes
y vivido horas santas.

¡Qué pena de los libros
que nos llenan las manos
de rosas y de estrellas
y lentamente pasan!

¡Qué tristeza tan honda
es mirar los retablos
de dolores y penas
que un corazón levanta!

Ver pasar los espectros
de vidas que se borran,
ver al hombre desnudo
en Pegaso sin alas,

ver la vida y la muerte,
la síntesis del mundo,
que en espacios profundos
se miran y se abrazan.

Un libro de poesías
es el otoño muerto:
los versos son las hojas
negras en tierras blancas,

y la voz que los lee
es el soplo del viento
que les hunde en los pechos,
entrañables distancias.

El poeta es un árbol
con frutos de tristeza
y con hojas marchitas
de llorar lo que ama.

El poeta es el médium
de la Naturaleza
que explica su grandeza
por medio de palabras.

El poeta comprende
todo lo incomprensible,
y a cosas que se odian,
él, amigas las llama.

Sabe que los senderos
son todos imposibles,
y por eso de noche
va por ellos en calma.

En los libros de versos,
entre rosas de sangre,
van pasando las tristes
y eternas caravanas

que hicieron al poeta
cuando llora en las tardes,
rodeado y ceñido
por sus propios fantasmas.

Poesía es amargura,
miel celeste que mana
de un panal invisible
que fabrican las almas.

Poesía es lo imposible
hecho posible. Arpa
que tiene en vez de cuerdas
corazones y llamas.

Poesía es la vida
que cruzamos con ansia
esperando al que lleva
sin rumbo nuestra barca.

Libros dulces de versos
son los astros que pasan
por el silencio mudo
al reino de la Nada,
escribiendo en el cielo
sus estrofas de plata.

¡Oh, qué penas tan hondas
y nunca remediadas,
las voces dolorosas
que los poetas cantan!

Dejaría en el libro
este toda mi alma...


Federico García Lorca, in 'Poemas Esparsos'

segunda-feira, 20 de março de 2017

"Why 2017 is the year Sisi will sink" - Amr Khalifa


Having crushed all his opponents and muzzled the media, Sisi has no one else to blame for the misery he has brought to Egyptians.

Lettre de Georges Brassens à Roger Toussenot


Georges Brassens (22 octobre 1921 – 29 octobre 1981) célèbre poète-auteur-compositeur et interprète français, a entretenu une correspondance fournie avec son ami philosophe Roger Toussenot entre 1946 et 1950. Entre eux, amitié et complicité se nouent autour de la poésie, comme l’illustre la lettre suivante.

« J’avais primitivement l’intention de répondre à de nombreuses critiques et en même temps d’expliquer quelques questions très simples totalement obscurcies par la lumière moderne : qu’est-ce que la poésie ? etc. etc. Mais j’ai eu l’imprudence de lire ce matin quelques feuilles publiques. Soudain, une indolence du poids de vingt atmosphères s’est abattue sur moi et je me suis arrêté devant l’épouvantable inutilité d’expliquer quoi que ce soit à qui que ce soit. » Charles Baudelaire

Mon cher vieux,

Certes, nous le savons par cœur ce « fragment » — comme tu dis — de la préface de Baudelaire, et tu en possèdes même une copie faite un jour que j’ai secoué ma paresse. Mais, en face d’un monde cruel et perdu, il convient de boire continuellement l’alcool de la lucidité distillé par ce poète grand et pudique. Le métal ne risque rien, diras-tu. Je le pense. Mais il m’arrivait, autrefois, de me laisser aller au charme de mes chants, et ceci devant des individus faits à la diable. C’est pour m’éviter de semblables errements que j’appelle toujours Baudelaire à mon secours. Ne nous y trompons pas : une vigilance assidue peut seule nous aider à échapper à leurs griffes. Les moyens dont ils disposent pour nous diminuer et même nous prostituer sont innombrables et efficaces (exploitation de la vanité surtout). Comme bouclier, nous ne disposons que de notre « tremblement » (je songe à ta fameuse citation de Goethe). Un moment d’inattention, et c’est la ruine, l’abdication, l’engrenage, bref ce que tu appelles « le pluriel », un pluriel qui se croit singulier.

Or, toi, Roger, tu n’as pas le droit de me faire une vacherie pareille. Il en va de même pour moi vis-à-vis de toi. Quelque chose de sacré, et dont nous ne sommes que les artisans, préside au silence entre toi et moi. Dès que quelque chose ne marche pas dans la Solitude, cite et relis un poète ou un philosophe et le salut devient chose visible, possible. Ces conseils, en vérité, c’est à moi plutôt que à toi que je les adresse. Sans doute ai-je confiance en moi, mais je crois encore bien plus à ta résistance qu’à la mienne. Cette impression provient forcément de la connaissance plus intime que j’ai de moi-même, de mes réactions, de mes faiblesses, car je suis un ancien vaniteux, et un vaniteux sournois, mon sang-froid et ma dissimulation me permettant beaucoup. Je voudrais que cet aveu que je confie à un ami exceptionnel représente en quelque sorte l’idée de valeur d’une prise de conscience. (Si Nietzsche écrivait à ma place, il s’en tirerait beaucoup mieux, plus facilement, plus essentiellement ; mais je sais que Toussenot écrit tout ce qu’il lit et qu’il aime. Ah ! mon vieux, que des chefs-d’œuvre tu écris en les lisant, et comme cela est dommage pour ton œuvre personnelle ! Ta faiblesse est dans ton manque d’égoïsme.)

Je viens de recevoir ta missive du 15 et je me suis aperçu que tout ce que j’ai écrit ici se trouve confirmé, donc rendu inutile, avec la fulgurance habituelle, par tes propos sur l’auteur des Fleurs du mal et sur ma personne. Merci, cher ami. Devant toi je me sens si sûr de ma RÉALITÉ que le silence est le seul langage essentiel. La fête continue. Autour des baraques foraines, les braves gens nous crachent au visage. Pour les uns, nous faisons figure d’extravagants, de maniaques ; pour les autres, de niais, d’ignorants, de sots, de pauvres cons. C’est le meilleur signe ! Donc nous sommes vrais ! Notre fête durera après que les lampions seront éteints. Nous écoutons d’un air distrait le bavardage des « engagés », beaucoup plus — le croiras-tu ? — sous ta plume que dans la réalité. J’aime infiniment ton aphorisme : « On croit que je n’écoute pas : c’est que j’entends trop. » Cette phrase nous résume prodigieusement. Je suis sûr que des hommes la citeront dans 50 ans.

Terminant ta lettre de dimanche, tu t’excusais d’être bref. Erreur d’optique. Hallucination. Moi je l’ai trouvée plus longue que bien d’autres ! Elle est réconfortante.

Corne d’Auroch t’a envoyé sa longue lettre hier, sans me la montrer bien entendu – ce qui n’a aucune importance. Il y a longtemps que je sais ce qu’il est capable et incapable décrire. Émile, c’est le dernier enfant-témoin de notre enfance. Toi, tu es l’ami du meilleur de moi-même.

J’ai vu quatre ou cinq fois le Succube. J’ai l’impression que ma présence ne peut plus rien pour elle. Je suis « gentil » au maximum. Je lui explique même ma « poétique ». Elle dévore les bibliothèques, mais ton départ l’a tuée. Elle ne sait plus écrire, dit-elle ; elle entend par là qu‘elle se sent maintenant incapable de tenir une plume entre ses doigts. Ne nous y trompons pas. Le ressort semble cassé. La douleur de cette pauvre fille si généreuse me chagrine. Que faire ? Je ne puis rien. Et mon sexe ne servirait à rien : le mal est dans le cerveau. Les Jeunes Amoureux viendront te trouver dans quelques jours. Je crois qu’ils t’apporteront du plaisir.

Quand tu ne reçois rien de moi, ne t’effraye pas : je suis toujours avec toi et je suis plus près de toi quand je n’ai pas de plume à la main. Nous t’embrassons.

Georges

"The EU’s Road to Rome" - Ana Palacio


At the end of this month, European Union leaders (except for British Prime Minister Theresa May) will gather in Italy to celebrate the 60th anniversary of the Treaty of Rome. Anniversary celebrations are always a good excuse for self-congratulation, and the rhetoric filling the air in the run-up to the Rome summit suggests that this one will be no different. But EU leaders should also be using the anniversary as an opportunity to reflect deeply on the project they are celebrating.

domingo, 19 de março de 2017

"MASSACRE DE MANAUS EXPÕE FALÁCIA DA PRIVATIZAÇÃO DE PRESÍDIOS" - João Filho


... O Massacre de Manaus expôs a falácia de que a privatização de presídios traz eficiência para o sistema. O Compaj (Complexo Penitenciária Anísio Jobim) foi concedido à iniciativa privada há mais de dois anos e abrigava durante a rebelião o triplo de detentos em relação a sua capacidade, segundo o próprio governo do Estado. Peritos ouvidos pelo UOL afirmaram que a gestão terceirizada facilitou o massacre. Numa inspeção realizada pelo CNJ (Conselho Nacional de Justiça) em outubro do ano passado, o Compaj foi classificado como “péssimo” para a ressocialização dos presos, que estão sem nenhuma assistência social, jurídica, educacional e de saúde – uma tragédia anunciada. Ainda segundo o relatório do CNJ, presos que ainda não foram condenados pela Justiça ficam em celas com outros já condenados. Ou seja, um inocente ou um ladrão de goiaba pode desfrutar da convivência diária com um líder de facção criminosa de alta periculosidade condenado por homicídio. O crime organizado agradece ao Estado pelos serviços prestados nessa parceria de sucesso....

Filme recomendado - "São Jorge"



Realização de Marco Martins

Grande Nuno Lopes

Livro recomendado - "Morrer sozinho em Berlim"


quinta-feira, 16 de março de 2017

"The Woman Who Made Science Beautiful" - Andrea Wulf


Where others sought separation, Maria Sibylla Merian saw connection.

Maria Sibylla Merian

Dossier "Lives in Limbo: Homelessness in America" - "POOR SAMARITAN" by Dorothy Day


Every morning at ten o’clock, as I stood at the kitchen sink and finished the breakfast dishes, I could hear him pecking up the street on his wooden leg. I lived in the basement of a remodelled corner house in the East Fifties. From the front windows on First Avenue I could almost see the East River—anyway, I could hear the boat whistles. The apartment ran the length of the house, so that the kitchen at the back and the small garden adjoining it were adjacent to the side street. I called that tiny patch of ground a garden, and so did the real-estate man who leased me the place, but it held little privacy. It was separated from the street only by a high railing, and passersby could almost tell what we were drinking on those afternoons when I entertained my friends out of doors.

He would stop outside the railing and call to me through the open kitchen door. The first time he appeared, I was about to refuse whatever appeal he might make, for I was continually pestered by tramps and I had grown hard. Then I saw the wooden leg. There was a piece of ham in the icebox, and I cut some bread, buttered it, and made him a sandwich. I handed it to him through the railing and gave him a glass of milk. He put down the small bundle of wood he was carrying and found a niche between my garden and the next house, where he sat down.

“My breakfast nook,” he said. He told me times were hard, a fact of which I was not entirely unaware myself. He had been a piano-maker, he said, but pianos weren’t what they used to be. “The radio, you know, lady.” I said I knew. He went on to tell me that he lived in a cellar on First Avenue and picked up a few cents every day selling wood. When he had finished his breakfast, I offered him a cigarette. He snatched at it so eagerly that I gave him the remainder of the pack and some matches.

These morning calls continued for weeks. I always gave my visitor a sandwich, and milk in the glass which I kept specially for him on the windowsill. One day he appeared pushing his bundle of wood in a baby carriage.

“It’s a great help, lady,” he said. “I found it in a dump heap.”

I made him an egg sandwich that morning, because I had dined out the night before and had no leftovers. It seemed to me that he took it with less relish than usual, and I supposed he didn’t like eggs.

Then he failed to appear for a few days, and I began to worry about him. Each morning I waited for the peck-peck of his wooden leg, and when at last I heard him tapping his way up the street, I ran out into the garden to greet him. There was some nice duck left from the previous night’s dinner, and while duck was not my idea of breakfast, I knew my friend must have less conventional notions about diet.

“Hello!” I called. “I’ve been looking out for you.”

He stopped reluctantly. “Thanks, lady,” he said, “but the people across the street are expecting me, I guess. They been feeding me lately. Thanks just the same.”

There was a smart private house across the street, and the people who lived there gave big dinner parties. Almost every evening I watched the arrival of fashionably dressed guests in limousines. They must have had very nice leftovers.

I never met my friend again. He went all around the block to avoid my house. I guess he didn’t want to hurt my feelings.