terça-feira, 21 de março de 2017

Dia Mundial da Poesia - "ESTE ES EL PRÓLOGO"


Dejaría en este libro
toda mi alma.
Este libro que ha visto
conmigo los paisajes
y vivido horas santas.

¡Qué pena de los libros
que nos llenan las manos
de rosas y de estrellas
y lentamente pasan!

¡Qué tristeza tan honda
es mirar los retablos
de dolores y penas
que un corazón levanta!

Ver pasar los espectros
de vidas que se borran,
ver al hombre desnudo
en Pegaso sin alas,

ver la vida y la muerte,
la síntesis del mundo,
que en espacios profundos
se miran y se abrazan.

Un libro de poesías
es el otoño muerto:
los versos son las hojas
negras en tierras blancas,

y la voz que los lee
es el soplo del viento
que les hunde en los pechos,
entrañables distancias.

El poeta es un árbol
con frutos de tristeza
y con hojas marchitas
de llorar lo que ama.

El poeta es el médium
de la Naturaleza
que explica su grandeza
por medio de palabras.

El poeta comprende
todo lo incomprensible,
y a cosas que se odian,
él, amigas las llama.

Sabe que los senderos
son todos imposibles,
y por eso de noche
va por ellos en calma.

En los libros de versos,
entre rosas de sangre,
van pasando las tristes
y eternas caravanas

que hicieron al poeta
cuando llora en las tardes,
rodeado y ceñido
por sus propios fantasmas.

Poesía es amargura,
miel celeste que mana
de un panal invisible
que fabrican las almas.

Poesía es lo imposible
hecho posible. Arpa
que tiene en vez de cuerdas
corazones y llamas.

Poesía es la vida
que cruzamos con ansia
esperando al que lleva
sin rumbo nuestra barca.

Libros dulces de versos
son los astros que pasan
por el silencio mudo
al reino de la Nada,
escribiendo en el cielo
sus estrofas de plata.

¡Oh, qué penas tan hondas
y nunca remediadas,
las voces dolorosas
que los poetas cantan!

Dejaría en el libro
este toda mi alma...


Federico García Lorca, in 'Poemas Esparsos'

segunda-feira, 20 de março de 2017

"Why 2017 is the year Sisi will sink" - Amr Khalifa


Having crushed all his opponents and muzzled the media, Sisi has no one else to blame for the misery he has brought to Egyptians.

Lettre de Georges Brassens à Roger Toussenot


Georges Brassens (22 octobre 1921 – 29 octobre 1981) célèbre poète-auteur-compositeur et interprète français, a entretenu une correspondance fournie avec son ami philosophe Roger Toussenot entre 1946 et 1950. Entre eux, amitié et complicité se nouent autour de la poésie, comme l’illustre la lettre suivante.

« J’avais primitivement l’intention de répondre à de nombreuses critiques et en même temps d’expliquer quelques questions très simples totalement obscurcies par la lumière moderne : qu’est-ce que la poésie ? etc. etc. Mais j’ai eu l’imprudence de lire ce matin quelques feuilles publiques. Soudain, une indolence du poids de vingt atmosphères s’est abattue sur moi et je me suis arrêté devant l’épouvantable inutilité d’expliquer quoi que ce soit à qui que ce soit. » Charles Baudelaire

Mon cher vieux,

Certes, nous le savons par cœur ce « fragment » — comme tu dis — de la préface de Baudelaire, et tu en possèdes même une copie faite un jour que j’ai secoué ma paresse. Mais, en face d’un monde cruel et perdu, il convient de boire continuellement l’alcool de la lucidité distillé par ce poète grand et pudique. Le métal ne risque rien, diras-tu. Je le pense. Mais il m’arrivait, autrefois, de me laisser aller au charme de mes chants, et ceci devant des individus faits à la diable. C’est pour m’éviter de semblables errements que j’appelle toujours Baudelaire à mon secours. Ne nous y trompons pas : une vigilance assidue peut seule nous aider à échapper à leurs griffes. Les moyens dont ils disposent pour nous diminuer et même nous prostituer sont innombrables et efficaces (exploitation de la vanité surtout). Comme bouclier, nous ne disposons que de notre « tremblement » (je songe à ta fameuse citation de Goethe). Un moment d’inattention, et c’est la ruine, l’abdication, l’engrenage, bref ce que tu appelles « le pluriel », un pluriel qui se croit singulier.

Or, toi, Roger, tu n’as pas le droit de me faire une vacherie pareille. Il en va de même pour moi vis-à-vis de toi. Quelque chose de sacré, et dont nous ne sommes que les artisans, préside au silence entre toi et moi. Dès que quelque chose ne marche pas dans la Solitude, cite et relis un poète ou un philosophe et le salut devient chose visible, possible. Ces conseils, en vérité, c’est à moi plutôt que à toi que je les adresse. Sans doute ai-je confiance en moi, mais je crois encore bien plus à ta résistance qu’à la mienne. Cette impression provient forcément de la connaissance plus intime que j’ai de moi-même, de mes réactions, de mes faiblesses, car je suis un ancien vaniteux, et un vaniteux sournois, mon sang-froid et ma dissimulation me permettant beaucoup. Je voudrais que cet aveu que je confie à un ami exceptionnel représente en quelque sorte l’idée de valeur d’une prise de conscience. (Si Nietzsche écrivait à ma place, il s’en tirerait beaucoup mieux, plus facilement, plus essentiellement ; mais je sais que Toussenot écrit tout ce qu’il lit et qu’il aime. Ah ! mon vieux, que des chefs-d’œuvre tu écris en les lisant, et comme cela est dommage pour ton œuvre personnelle ! Ta faiblesse est dans ton manque d’égoïsme.)

Je viens de recevoir ta missive du 15 et je me suis aperçu que tout ce que j’ai écrit ici se trouve confirmé, donc rendu inutile, avec la fulgurance habituelle, par tes propos sur l’auteur des Fleurs du mal et sur ma personne. Merci, cher ami. Devant toi je me sens si sûr de ma RÉALITÉ que le silence est le seul langage essentiel. La fête continue. Autour des baraques foraines, les braves gens nous crachent au visage. Pour les uns, nous faisons figure d’extravagants, de maniaques ; pour les autres, de niais, d’ignorants, de sots, de pauvres cons. C’est le meilleur signe ! Donc nous sommes vrais ! Notre fête durera après que les lampions seront éteints. Nous écoutons d’un air distrait le bavardage des « engagés », beaucoup plus — le croiras-tu ? — sous ta plume que dans la réalité. J’aime infiniment ton aphorisme : « On croit que je n’écoute pas : c’est que j’entends trop. » Cette phrase nous résume prodigieusement. Je suis sûr que des hommes la citeront dans 50 ans.

Terminant ta lettre de dimanche, tu t’excusais d’être bref. Erreur d’optique. Hallucination. Moi je l’ai trouvée plus longue que bien d’autres ! Elle est réconfortante.

Corne d’Auroch t’a envoyé sa longue lettre hier, sans me la montrer bien entendu – ce qui n’a aucune importance. Il y a longtemps que je sais ce qu’il est capable et incapable décrire. Émile, c’est le dernier enfant-témoin de notre enfance. Toi, tu es l’ami du meilleur de moi-même.

J’ai vu quatre ou cinq fois le Succube. J’ai l’impression que ma présence ne peut plus rien pour elle. Je suis « gentil » au maximum. Je lui explique même ma « poétique ». Elle dévore les bibliothèques, mais ton départ l’a tuée. Elle ne sait plus écrire, dit-elle ; elle entend par là qu‘elle se sent maintenant incapable de tenir une plume entre ses doigts. Ne nous y trompons pas. Le ressort semble cassé. La douleur de cette pauvre fille si généreuse me chagrine. Que faire ? Je ne puis rien. Et mon sexe ne servirait à rien : le mal est dans le cerveau. Les Jeunes Amoureux viendront te trouver dans quelques jours. Je crois qu’ils t’apporteront du plaisir.

Quand tu ne reçois rien de moi, ne t’effraye pas : je suis toujours avec toi et je suis plus près de toi quand je n’ai pas de plume à la main. Nous t’embrassons.

Georges

"The EU’s Road to Rome" - Ana Palacio


At the end of this month, European Union leaders (except for British Prime Minister Theresa May) will gather in Italy to celebrate the 60th anniversary of the Treaty of Rome. Anniversary celebrations are always a good excuse for self-congratulation, and the rhetoric filling the air in the run-up to the Rome summit suggests that this one will be no different. But EU leaders should also be using the anniversary as an opportunity to reflect deeply on the project they are celebrating.

domingo, 19 de março de 2017

"MASSACRE DE MANAUS EXPÕE FALÁCIA DA PRIVATIZAÇÃO DE PRESÍDIOS" - João Filho


... O Massacre de Manaus expôs a falácia de que a privatização de presídios traz eficiência para o sistema. O Compaj (Complexo Penitenciária Anísio Jobim) foi concedido à iniciativa privada há mais de dois anos e abrigava durante a rebelião o triplo de detentos em relação a sua capacidade, segundo o próprio governo do Estado. Peritos ouvidos pelo UOL afirmaram que a gestão terceirizada facilitou o massacre. Numa inspeção realizada pelo CNJ (Conselho Nacional de Justiça) em outubro do ano passado, o Compaj foi classificado como “péssimo” para a ressocialização dos presos, que estão sem nenhuma assistência social, jurídica, educacional e de saúde – uma tragédia anunciada. Ainda segundo o relatório do CNJ, presos que ainda não foram condenados pela Justiça ficam em celas com outros já condenados. Ou seja, um inocente ou um ladrão de goiaba pode desfrutar da convivência diária com um líder de facção criminosa de alta periculosidade condenado por homicídio. O crime organizado agradece ao Estado pelos serviços prestados nessa parceria de sucesso....

Filme recomendado - "São Jorge"



Realização de Marco Martins

Grande Nuno Lopes

Livro recomendado - "Morrer sozinho em Berlim"


quinta-feira, 16 de março de 2017

"The Woman Who Made Science Beautiful" - Andrea Wulf


Where others sought separation, Maria Sibylla Merian saw connection.

Maria Sibylla Merian

Dossier "Lives in Limbo: Homelessness in America" - "POOR SAMARITAN" by Dorothy Day


Every morning at ten o’clock, as I stood at the kitchen sink and finished the breakfast dishes, I could hear him pecking up the street on his wooden leg. I lived in the basement of a remodelled corner house in the East Fifties. From the front windows on First Avenue I could almost see the East River—anyway, I could hear the boat whistles. The apartment ran the length of the house, so that the kitchen at the back and the small garden adjoining it were adjacent to the side street. I called that tiny patch of ground a garden, and so did the real-estate man who leased me the place, but it held little privacy. It was separated from the street only by a high railing, and passersby could almost tell what we were drinking on those afternoons when I entertained my friends out of doors.

He would stop outside the railing and call to me through the open kitchen door. The first time he appeared, I was about to refuse whatever appeal he might make, for I was continually pestered by tramps and I had grown hard. Then I saw the wooden leg. There was a piece of ham in the icebox, and I cut some bread, buttered it, and made him a sandwich. I handed it to him through the railing and gave him a glass of milk. He put down the small bundle of wood he was carrying and found a niche between my garden and the next house, where he sat down.

“My breakfast nook,” he said. He told me times were hard, a fact of which I was not entirely unaware myself. He had been a piano-maker, he said, but pianos weren’t what they used to be. “The radio, you know, lady.” I said I knew. He went on to tell me that he lived in a cellar on First Avenue and picked up a few cents every day selling wood. When he had finished his breakfast, I offered him a cigarette. He snatched at it so eagerly that I gave him the remainder of the pack and some matches.

These morning calls continued for weeks. I always gave my visitor a sandwich, and milk in the glass which I kept specially for him on the windowsill. One day he appeared pushing his bundle of wood in a baby carriage.

“It’s a great help, lady,” he said. “I found it in a dump heap.”

I made him an egg sandwich that morning, because I had dined out the night before and had no leftovers. It seemed to me that he took it with less relish than usual, and I supposed he didn’t like eggs.

Then he failed to appear for a few days, and I began to worry about him. Each morning I waited for the peck-peck of his wooden leg, and when at last I heard him tapping his way up the street, I ran out into the garden to greet him. There was some nice duck left from the previous night’s dinner, and while duck was not my idea of breakfast, I knew my friend must have less conventional notions about diet.

“Hello!” I called. “I’ve been looking out for you.”

He stopped reluctantly. “Thanks, lady,” he said, “but the people across the street are expecting me, I guess. They been feeding me lately. Thanks just the same.”

There was a smart private house across the street, and the people who lived there gave big dinner parties. Almost every evening I watched the arrival of fashionably dressed guests in limousines. They must have had very nice leftovers.

I never met my friend again. He went all around the block to avoid my house. I guess he didn’t want to hurt my feelings.

terça-feira, 14 de março de 2017

"União Europeia: para onde vai o pelotão da frente?" - José Castro Caldas


Na sequência da crise do euro e das consequências do «Brexit», vai fazendo caminho na União Europeia a ideia da constituição de um pelotão da frente. Enveredando por uma governação à distância que eterniza as políticas neoliberais e de austeridade, tem Portugal vantagem em acompanhar esse núcleo duro? Por outro lado, ficando agrupado numa periferia sujeita ao euro e cada vez mais arredado das decisões com este relacionadas, que futuro tem a integração do país na arquitectura institucional e monetária europeia? Um debate urgente, com escolhas dilemáticas, para pensar alternativas.

Integrar o pelotão da frente», garantir a participação de Portugal no núcleo fundador da União Económica e Monetária! – na década de 1990, em Portugal, nada havia de mais importante para o centro político. Poucos eram os que perguntavam «para onde vai o pelotão da frente» ou «qual o lugar de Portugal no pelotão».

Hoje, depois de uma crise global que nos colheu vulneráveis no tal «pelotão», é mais fácil avaliar a decisão de adesão, tomada sem discussão e sem sufrágio. A decisão foi errada. Mas o reconhecimento do erro de nada serve se não tiver tradução prática. Depois do «Brexit», o debate, que de momento decorre em surdina, e as decisões sobre a reconfiguração da arquitectura institucional da União Europeia não poderão ser adiados por muito mais tempo. O governo português terá de formular uma posição nesses debates e intervir neles com o propósito de corrigir os erros do passado. Existe uma estratégia?

Para considerar as alternativas que se perfilam e reflectir acerca de estratégias devemos ter presentes as transformações institucionais ocorridas na União Europeia no contexto de excepção da crise do euro, os planos de reforma «oficialmente» divulgados pelos principais actores institucionais, e também as propostas «informais » ocasionalmente aventadas por governantes dos Estados-membros mais influentes.

Reconfiguração institucional em contexto de emergência

A crise do euro impulsionou uma reconfiguração institucional da União Europeia, sub-reptícia, mas muito profunda, que deu origem ao que pode ser designado como um novo regime de «governação à distância».

Esta reconfiguração decorreu de um diagnóstico particular que atribuiu a crise do euro a políticas orçamentais laxistas dos países da «periferia» e a aumentos incontrolados dos «custos» salariais nesses mesmos países, omitindo qualquer referência a deficiências da moeda única e a políticas de desvalorização interna competitiva conducentes à acumulação de excedentes externos em alguns países e à sua reciclagem sob a forma de crédito aos sistemas bancários de países periféricos.

À luz deste diagnóstico, era preciso em primeiro lugar, subtrair autonomia aos Estados-membros na esfera orçamental, garantindo a participação da Comissão Europeia e do Conselho Europeu no desenho dos orçamentos e o condicionamento do processo deliberativo nos parlamentos nacionais por negociações prévias entre as instituições europeias e os governos. Isso mesmo foi conseguido com a instituição do Semestre Europeu, em Setembro de 2011, com o «Six Pack» (13 de Dezembro de 2011), com o Tratado sobre Estabilidade, Coordenação e Governação na União Económica e Monetária (2 de Março de 2012) e, ainda mais, com o «Two Pack» (30 de Maio de 2013).

Era preciso ainda, sob o pretexto dos efeitos sistémicos no conjunto da União das reformas realizadas em cada Estado (ou da falta delas), alterar a delimitação de competências entre os Estados-membros e a União e submeter as políticas sociais e de emprego aos braços, preventivos e correctivos, da União. A esse objectivo correspondeu o Pacto para o Euro Mais e o Procedimento por Desequilíbrio Macroeconómico incluído no «Six Pack».

No Pacto para o Euro Mais, os Estados signatários comprometeram-se a coordenar políticas em áreas da sua estrita competência, e assumiram a obrigação de consultar os seus parceiros antes da introdução de reformas económicas que possam ter efeitos de derrame (spillover) sobre o conjunto da União. O Pacto especifica a orientação de algumas medidas: compressão dos custos unitários do trabalho, alteração dos regimes de contratação colectiva e negociação salarial, abertura de sectores protegidos da concorrência, redução de «custos de contexto» para as empresas.

No domínio da prevenção e controlo de «desequilíbrios macroeconómicos», o «Six Pack» estabeleceu um conjunto muito preciso de dimensões de avaliação e de indicadores – do saldo da balança corrente, das taxas de câmbio efectivas e dos custos unitários de trabalho até à evolução dos preços do imobiliário, o endividamento privado e as taxas de desemprego. A violação dos limites especificados nos indicadores referentes a cada uma das dimensões de avaliação pode levar à identificação de «desequilíbrios excessivos », cuja correcção se torna obrigatória através de meios especificados em «recomendações» e sujeita a sanções em caso de incumprimento.

O regime de governação económica que resulta das alterações institucionais da União Europeia é efectivamente novo, no sentido em que comporta três traços que o distinguem dos anteriores: a pretensa despolitização da governação económica; a alteração das fronteiras entre domínios de política, separando o que é de competência dos Estados-membros do que compete à União; e a especificação neoliberal do conteúdo das políticas.

A pretensa despolitização tem expressão, quer na codificação de critérios quantitativos de avaliação dos resultados das políticas orçamentais, económicas e sociais, cuja violação conduziria à aplicação (desejavelmente automática) de sanções, quer na atribuição de prerrogativas no processo orçamental à tecnocracia da Comissão e de entidades nacionais «independentes ». A alteração de fronteiras dos domínios de competência entre Estados-membros e a União resulta da anexação pela União de domínios de política anteriormente acometidos à responsabilidade dos Estados no âmbito do Procedimento de Desequilíbrio Macroeconómico. A especificação neoliberal do conteúdo das políticas é manifesta não só na selecção de critérios de avaliação e de indicadores, como na discriminação do conteúdo das «reformas estruturais».

O roteiro dos cinco presidentes

Em Junho de 2015, o presidente da Comissão Europeia divulgou um relatório que pretende ser um guião para uma reforma da União Económica e Monetária, que deveria ocorrer em três etapas, entre Julho de 2015 e 2025, e em «quatro frentes»: União Económica, União Financeira, União Orçamental e União Política[1].

A União Económica envolveria: a) um sistema de autoridades de competitividade «independentes» mandatado para «avaliar se os salários estão a evoluir a par da produtividade» e os «progressos realizados nas reformas económicas orientadas para o incremento da competitividade em geral»; b) um Procedimento de Desequilíbrio Macroeconómico reforçado que servisse não só para detectar desequilíbrios como para «encorajar reformas estruturais no quadro do Semestre Europeu»; c) um foco reforçado no desempenho social e de emprego com ênfase na «flexibilização» dos contratos de trabalho, na redução dos direitos dos trabalhadores com contrato de trabalho permanente e flexibilização dos seus salários, na «activação» dos desempregados, na redução dos sistemas de protecção social a mínimos e nas reformas dos sistemas de pensões baseadas no adiamento da idade da reforma; d) uma coordenação mais estreita das políticas económicas obtida com a incorporação na legislação da União Europeia de um conjunto de normas ou padrões sobre «mercado de trabalho, competitividade, ambiente empresarial e alguns aspectos da política fiscal», combinada com o exercício de uma monitorização mais apertada do cumprimento das «recomendações» da Comissão e o sancionamento do seu incumprimento.

A União Financeira envolveria avanços em duas frentes: União Bancária e União de Mercado de Capitais. Quanto à União Bancária, o relatório apela a um acordo urgente quanto ao financiamento do Fundo Único de Resolução (entretanto já obtido) e ao lançamento do Esquema de Seguro de Depósitos Europeu, cuja activação admite vir a ser demorada. A União de Mercado de Capitais envolveria uma uniformização do enquadramento legislativo e a unificação dos mecanismos de supervisão destes mercados tendente à sua expansão à escala da União.

A União Orçamental envolveria, numa primeira fase, um reforço dos mecanismos disciplinadores previstos nos «Six Pack» e «Two Pack», incluindo a constituição de um Conselho Orçamental Europeu a que incumbiria coordenar os Conselhos de Finanças Públicas nacionais na avaliação do desempenho orçamental dos governos e, numa segunda fase, uma «função de estabilização», cujo propósito seria viabilizar o funcionamento dos estabilizadores macroeconómicos em contexto de «crise muito grave». O acesso de cada Estado-membro a esta «função de estabilização» estaria condicionado pelo seu sucesso ou insucesso no processo de convergência para os padrões comuns estabelecidos no quadro da União Económica.

A União Política designa um conjunto de propostas que envolvem «diálogos» no quadro do Semestre Europeu entre o Parlamento Europeu, a Comissão, o Conselho e o Eurogrupo, assim como entre o Parlamento Europeu e os parlamentos nacionais, a par de interacções mais frequentes entre a Comissão e os parlamentos nacionais. Envolve ainda propostas de unificação da representação externa da «zona euro», e a de integração de arranjos intergovernamentais (Pacto para o Euro Mais, Tratado Orçamental e Mecanismo Europeu de Estabilização) na ordem jurídica da União Europeia.

O Relatório dos Cinco Presidentes reforça e projecta no futuro a «despolitização» e a remoção de fronteiras entre áreas de política atribuídas à União e aos Estados-membros e a orientação neoliberal das políticas. Confirma a intenção, por parte dos círculos que determinam o conteúdo dos «consensos» europeus, de procurar conter a implosão do edifício, instituindo uma governação à distância musculada, embora desprovida quer de recursos financeiros, quer de legitimidade democrática.

A união a várias velocidades

A par dos guiões «oficiais», as lideranças europeias parecem estar envolvidas na consideração de alternativas «não oficiais». Entre elas conta-se a de uma União Europeia em círculos concêntricos, constituída por um «núcleo duro», de composição indefinida, mas sempre menor do que a actual zona euro a 19 países, e várias periferias a que corresponderiam diferentes níveis de integração.

A ideia, cuja formulação pública mais recente é do ministro italiano dos Negócios Estrangeiros, Paolo Gentiloni Silveri, tem antecedentes recentes e remotos. Anteriormente, em Julho de 2015, a ideia de «núcleo duro» foi aventada pelo presidente francês François Hollande e pelo seu ministro da Economia de então, Emmanuel Macron, e especificada quanto aos países que integrariam esse núcleo – «França, Alemanha, Itália, os países fundadores (da União Europeia)…» – pelo primeiro-ministro francês, Manuel Valls.

Na realidade, estas ideias não são exclusivas de socialistas franceses. Em 1994, o então primeiro-ministro conservador Edouard Balladur já havia defendido uma Europa construída em três círculos. Tão pouco são as propostas de «vanguarda» e de «múltiplas velocidades» uma singularidade francesa. Em 1994, o Grupo Parlamentar da CDU/CSU apresentou no Parlamento Federal alemão um manifesto da autoria do seu presidente de então, Wolfgang Schäuble, onde se propunha que o processo de integração passasse a ser liderado por um «núcleo duro» constituído por cinco países (a Alemanha, a França, os Países Baixos, a Bélgica e o Luxemburgo).

As propostas de «núcleo duro» e de «duas velocidades» tendem a emergir recorrentemente, associadas à ideia de aprofundamento da integração, normalmente em vésperas de negociações que envolvem reconfigurações profundas da arquitectura institucional da União Europeia, suscitando invariavelmente reacções de indignação por parte de porta-vozes de países que se veriam excluídos. É difícil determinar se estas propostas, nas suas diversas formulações, correspondem a intenções genuínas dos seus proponentes. Mas a verdade é que as propostas de «núcleo duro» e «pelotão da frente» estão de novo em circulação, podem irromper quando menos se espera, articuladas com o imperativo de aprofundamento da União, no debate acerca da reconfiguração futura da União Europeia decorrente do «Brexit».

Queremos ir no pelotão da frente?

Se tais propostas vierem a prevalecer, Portugal ficará colocado perante uma situação dilemática muito difícil. Caso insista em bater-se por integrar o «núcleo duro», dando largas à obsessão pela participação no «pelotão da frente» que nos levou à adesão ao euro, terá de sujeitar-se a um enquadramento político, ideologicamente condicionado e sustentado em mecanismos disciplinares reforçados. Se procurar, ou aceitar, ficar fora dele, sujeitar-se-á a um enquadramento semelhante e ainda a usar como sua uma moeda (o euro) que passa a ser mais do que nunca gerida em função dos interesses e necessidades de um «núcleo duro» em que nem sequer participa.

Devemos então tornar mais audível a pergunta que não foi feita antes da adesão ao euro: «Queremos mesmo ir no pelotão da frente?»…

Não nos serve a governação à distância e o seu reforço no quadro de uma união reformulada na linha do relatório dos presidentes, com ou sem pelotão da frente – por esse tipo de União instituir uma condicionalidade permanente que nunca estaria saciada com a redução conseguida dos «custos do trabalho» e os recuos verificados na provisão pública de educação, saúde e pensões de reforma. Não nos serve também sermos excluídos das decisões tomadas no pelotão e ao mesmo tempo sermos sujeitos ao euro.

Mas isso não significa que Portugal não possa reconhecer a outros Estados o direito de aprofundarem em conjunto a «governação económica», seja num «núcleo duro», seja num «pelotão da frente», desde que esse «núcleo duro» se dote de uma moeda própria e se institua uma taxa de câmbio flexível, possivelmente dentro de bandas de flutuação, entre essa nova moeda e o euro.

Não me digam que temos de ir no pelotão da frente. Admitam pelo menos a discussão de alternativas.

Arquivo daqui

Portugal na imprensa estrangeira - "Tras los jesuitas de Scorsese en Lisboa"


Martin Scorsese, con su película Silencio, ha traído a la actualidad las aventuras y penurias de los jesuitas que salían de Portugal para cristianizar Asia, África y América a partir del siglo XVI. Lisboa guarda bastantes vestigios de aquella época, pues incluso se considera que fue en la capital portuguesa donde se creó el embrión de la Compañía de Jesús, que se extendería por el mundo entre los siglos XVII y XX. El nombre de Xavier es bastante frecuente en Portugal, e incluso hay quien defiende que era portugués.

"Going underground" - Terence Renaud


Subterranean metaphors have been a powerful tool of political resistance. Today, is there anywhere left to hide?

Sahara - “Estamos cercados por um muro de indiferença”


Anseiam pela liberdade mas por enquanto enfrentam a discriminação, a violência e a prisão. Lutam por um futuro diferente pautado pela dignidade e pelo respeito dos seus direitos. Sabem que o caminho tem muitos obstáculos mas isso não os faz desistir.

"O povo saharaui não suporta mais sofrimento”

É muito duro viver num país ocupado, sofrendo diariamente violações dos direitos humanos, detenções, torturas e maus tratos . Este país está submetido a um bloqueio militar e informativo.

O Sahara Ocidental está sob colonização há 40 anos por causa dos interesses económicos dos países aliados de Marrocos, como a França e Espanha.

Na minha opinião, os meios de comunicação social podiam e deviam ter um papel fundamental para romper este bloqueio informativo e assim mostrar ao mundo o que está a acontecer nesta região do mundo mas esta é uma zona fechada aos jornalistas e aos observadores independentes e somos nós que desempenhamos esse papel e por essa razão somos vítimas da violência das autoridades marroquinas.

Gostaria de pedir às instâncias internacionais que se empenhem mais na resolução deste conflito porque o povo saharaui não suporta mais sofrimento”. (Ahmed Ettanji, 28 anos, nasceu em El Aaiun, capital do Sahara Ocidental ocupado).


“Todas as famílias saharauis têm um membro que está preso ou desaparecido”
O que vou contar é tudo aquilo que se passou comigo desde os 7 anos quando andava na escola. Antes de entrar no estabelecimento de ensino obrigavam-nos a cantar o hino nacional marroquino e quando entravámos na sala de aulas o professor tratava-nos de forma diferente em relação aos meninos marroquinos, porque tinha uma atitude racista em relação a nós. Por causa dessa situação começamos logo em crianças a pensar porque é que existe essa diferença e aí nascem todas as dúvidas.

Na rua se uma marroquina discute com uma saharaui, a marroquina chama-lhe logo "saharaui, a suja da Polisário". As ruas estão sempre cheias de militares e policias à paisana. A partir daqui vamo-nos apercebendo que a nossa terra está ocupada. Percebes também que todas as famílias saharauis têm um membro da família que está preso ou desaparecido.

Quando passei para a escola secundária as coisas mudaram. Um dia o professor disse-me: "Se faltares à escola, não há problema, eu dou-te na mesma uma boa nota". Mas ele dizia isso para que eu não tivesse estudos e cultura, como fez Hassan II com os saharauis em 1988 e 1989 levando-os para o Norte de Marrocos. Se tivessem estudado, poderiam ter sido engenheiros ou jornalistas, mas Hassan II destruiu-lhes a vida hipotecando-lhes desde muito cedo o futuro.

Esta política é exercida por Marrocos com os saharauis desde que ocupou o Sahara em 1975. Desde essa altura percebemos que Marrocos não quer que os saharauis tenham cultura, nem estudos e nenhum cargo importante na sua terra.

Esta situação manteve-se até 2005, quando não podias dizer que eras saharaui nem mesmo perguntar por algum filho que estivesse preso. A partir desse ano, no entanto, as coisas mudaram e começaram as Intifadas, as manifestações e as concentrações e o regime marroquino teve de se habituar a viver com esta situação.

Eu fui preso conjuntamente com outros jovens seis dias depois da Intifada da Indepedência que ocorreu em maio de 2005. Fomos torturados de uma forma horrível. A mim, partiram-me o braço esquerdo. Nao me prestaram assistência médica. Continuaram a torturar-me de uma forma que não consigo explicar... Fui vendado e algemado, torturaram-me na esquadra. Pedi para me levarem ao médico porque precisava de uma operação, mas não deixaram.

Ainda na esquadra da polícia, continuaram a torturar-me e a interrogar-me. Fui julgado e condenado a quatro anos de prisão. Estive 25 dias na “Carcel Negra” e graças a muitas concentrações e apoios da minha família e do povo em geral, levaram-me para o hospital, onde fui operado para me colocarem uma peça de metal no braço. Passei dois meses no hospital com uma mão engessada e a outra alegamada à cama e por isso não me conseguia mexer.

Ao fim de nove meses de prisão e graças à pressão exercida por várias organizações internacionais que apoiam o povo saharaui, saímos em liberdade.

Desde esse momento vivo permanentemente vigiado e tentam intimidar-me, seja na rua ou no café. A casa da minha família também está vigiada bem como a de todos os meus compatriotas.

A situação mudou e El Aaiun passou a estar cercada, como se fosse uma zona militar. Por este, oeste, sul e norte...enfim em todo o lado. Até em frente às escolas há militares, os meninos de sete anos entram e saem da escola vigiados por militares. (Husein Endour, 37 anos, nasceu na cidade de El Aaiun).


“A colonização serve os interesses de alguns países”
Os meus sentimentos asfixiam-me e a esmagadora maioria das pessoas no meu país está como eu e sente o mesmo. E isso explica bem o domínio que o regime marroquino exerce sobre nós não nos deixando sequer crescer em termos demográficos. Pessoalmente, não sinto ódio nem vontade de vingança contra os marroquinos, mas estou naturalmente contra a ocupação Sahara Ocidental.

Penso que a descolonização ainda não se fez por falta de vontade política da comunidade internacional que não obriga as autoridades marroquinas a ter respeito pela liberdade do nosso povo por causa dos interesses estratégicos e económicos que alguns países membros do Conselho de Segurança da ONU têm com Marrocos.

O papel dos meios de comunicação social é muito importante para dar visibilidade à nossa causa. Se a nível internacional a opinião pública estiver bem informada sobre aquilo se passa terá capacidade para influenciar o curso dos acontecimentos levando a que os Governos dos seus países deixem de apoiar Marrocos. Neste momento, estamos ainda cercados por um muro feito de indiferença.

Sou ativista da causa saharaui e acredito que o futuro será bom se Marrocos cumprir os seus compromissos e deixar o povo decidir livremente através de um referendo justo e transparente.

Em relação à comunidade internacional lamento que ao fim de 26 anos de presença da MINURSO no Sahara Ocidental não se vejam ainda resultados positivos e também por isso os saharauis continuam em sofrimento seja porque muitos são obrigados a viver separados dos seus familiares ou porque se sentem indignados com o roubo dos bens da sua terra. Precisamos de ser respeitados e por isso peço que ajudem este povo que age com princípios. (Amina, 43 anos, nasceu e Ouarzazate e vive em El Aaiun).


“É preciso mostrar o rosto ensanguentado da monarquia totalitária marroquina”

A maioria dos marroquinos são utensílios da ocupação marroquina com os civis forçados a estar na linha da frente. Marrocos criou um estado de ódio mútuo entre marroquinos e saharauis

E isto acontece porque a França não tem garantidos os seus objetivos económicos e estratégicos, e também porque o status-quo existente até ao momento define o nosso futuro. Por outro lado, há ainda que ter em conta a falta de seriedade dos membros não-permanentes do Conselho de Segurança das Nações Unidas, mais concretamente o grupo de amigos dos responsáveis máximos da ONU para o Sahara Ocidental.

É bom que se saiba também que a maioria dos órgãos de informação têm medo de mostrar a realidade; daí a proibição de entrada de jornalistas e observadores que não estão comprometidos com a colonização.

A imprensa que não está prisioneira tem ajudado a mostrar o rosto ensanguentado da monarquia totalitário marroquina. Assim, precisamos de meios que consigam chegar ao interior dos centros de tortura e às prisões para que as práticas desumanas dos torturadores marroquinos contra os presos políticos saharauis não continuem a ser escondidas.

Em relação ao futuro, penso na paz e liberdade do povo saharaui e ao mesmo tempo na guerra que vai deixar tantos órfãos, viúvas e tragédias para os saharauis e para os marroquinos porque os únicos que tiram proveito desta tragédia são o rei e aqueles que gravitam à sua volta.

Perante a realidade que vivemos, espero que a comunidade internacional e as Nações Unidas façam uma autocrítica sobre a forma como têm tratado a questão do Sahara Ocidental, e não continuem reféns da enganosa publicidade e atitude de Marrocos - falsidades tais como a CORCAS e comités regionais dos " direitos humanos " - e, finalmente, a mentira do investimento e desenvolvimento no Sahara Ocidental. É preciso dizer que estas iniciativas são uma farsa destinada a prolongar a ocupação e a pilhagem dos recursos naturais do povo. (Sidi Mohamed Fadel Bakka, 42 anos, vive em El Aaiun).


segunda-feira, 13 de março de 2017

"Gertrude Bell, la meilleure ennemie des Arabes" - Emmanuel Gehrig


Longtemps oubliée par la mauvaise conscience coloniale, la Britannique retrouve sa place parmi les grandes exploratrices du XXe siècle. Son rôle dans la fondation de l’Irak fait d’elle une des plus importantes femmes d’influence de son temps.

"The Most Influential Images of All Time" - 8: Richard Drew


Falling Man - Richard Drew

The most widely seen images from 9/11 are of planes and towers, not people. Falling Man is different. The photo, taken by Richard Drew in the moments after the September 11, 2001, attacks, is one man’s distinct escape from the collapsing buildings, a symbol of individuality against the backdrop of faceless skyscrapers. On a day of mass tragedy, Falling Man is one of the only widely seen pictures that shows someone dying. The photo was published in newspapers around the U.S. in the days after the attacks, but backlash from readers forced it into temporary obscurity. It can be a difficult image to process, the man perfectly bisecting the iconic towers as he darts toward the earth like an arrow. Falling Man’s identity is still unknown, but he is believed to have been an employee at the Windows on the World restaurant, which sat atop the north tower. The true power of Falling Man, however, is less about who its subject was and more about what he became: a makeshift Unknown Soldier in an often unknown and uncertain war, suspended forever in history.